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Santé des forêts

Le pôle interrégional nord-ouest de la santé des forêts édite chaque année un bilan régional de la santé des forêts.

Il est le fruit des observations des correspondants-observateurs normands.

Appartenant à divers organismes forestiers privés et publics, ils mettent à disposition une partie de leur temps de travail pour surveiller les écosystèmes forestiers, diagnostiquer les problèmes sanitaires rencontrés afin de conseiller au mieux les gestionnaires forestiers dans leurs prises de décisions.

 

Les faits Marquants en 2023

  • Une année 2023 sans déficit hydrique mais avec des températures supérieures aux normales et des chaleurs records en automne
  • Notation de l’état de santé des hêtraies dans les forêts domaniales de Seine-Maritime et de l’Eure : 30% des placettes inventoriées présentent des signes de dépérissement
  • Premier signalement en Normandie de cécidomyie sur douglas
  • Evolution des signalements de dépérissement sur châtaignier, l’encre du châtaignier est la principale cause incriminée
  • Observations de différentes manifestations de pathogènes, ravageurs et réactions physiologiques des arbres, en réponse à la sècheresse estivale de 2022

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Les faits Marquants en 2022

  • L'année 2022 fut marquée par une température moyenne particulièrement douce (+1,3°C par rapport à la normale), ce qui en fait l'année la plus chaude jamais enregistrée depuis 75 ans. De fortes gelées en avril et  une  période  froide  en  décembre  n'ont  pas  compensé  les  fortes  chaleurs  estivales et l'extrême douceur automnale.  
  • Des att aques de puceron vert spectaculaires sur épicéa de Sitka.
  • Les  défoliateurs  de  printemps  sur chêne sont encore  bien  présents  (27,  61)  alors  que  la
    processionnaire du chêne connait une chute de ses populations. 
  • Des orages de grêle favorisent le développement du Sphaeropsis sur pin sylvestre.
  • Les chaleurs estivales sont propices à plusieurs départs de feu et quelques incendies. Elles favorisent les problèmes sur châtaignier et érable.

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Les faits marquants en 2021

  • La météo 2021 est marquée par un début de printemps froid et sec, qui contraste avec le mois de mai très pluvieux et salvateur. Le reste de l’année a été très arrosé, au bénéfice de la forêt.
  • La chenille processionnaire du chêne reste cantonnée sur les massifs connus, le niveau de défoliation est très différent d’un massif à l’autre.
  • Des dépérissements de hêtre continuent malgré le cumul de précipitations. Les gestionnaires doivent intégrer ce constat dans les pratiques de gestion.
  • Des cas de dépérissements de sapin pectiné sont observés dans l’aire naturelle de cette essence, région de l’Aigle (61).
  • Les tassements de sol sont souvent constatés dans les peuplements dépérissants. La mise en place et le respect de l’utilisation des cloisonnements lors des débardages doivent être systématisés.
  • Les étés chauds et secs de 2017 à 2020 font ressortir des cas de maladie de la suie sur érable.
  • Les mélèzes sont toujours sous surveillance de l’organisme règlementé, Phytophthora ramorum.

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Les faits marquants en 2020

  • Une année météorologique marquée par des extrêmes : températures supérieures aux normales, dont un épisode caniculaire durant 7 jours en août, précipitations très inégales entre l’ouest et l’est. Le département de l’Eure et l’est de l’Orne ont davantage souffert de la sècheresse (page 2).
  • Participation à l’enquête nationale de suivi de la santé des massifs « à enjeu chêne » (page 3).
  • Premiers signes d’inquiétude sur la santé du hêtre et vigilance sur le pin sylvestre, ces essences sont particulièrement sensibles à la répétition des fortes chaleurs et sècheresses estivales (page 4).
  • La chenille processionnaire du chêne est très problématique pour les activités humaines dans les forêts de Haute-Normandie et du Pays d’Argentan (page 4).
  • La fin du programme CHALFRAX et ses enseignements sur l’évolution de la chalarose du frêne (page 4)

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Les faits marquants en 2019

" 2019 est encore une année marquée par des déficits pluviométriques et des pics de chaleurs, les conséquences climatiques sur la forêt normande demeurent encore globalement faibles. Un gel généralisé a été observé sur la région le 6 mai ainsi qu’ une tornade, le 4 juin (76).
L’encre du châtaignier est révélée sur des arbres sans signe de dépérissement apparent, ce qui confirme la difficulté de détecter ce problème sanitaire (50).
L’aspect clair de certains houppiers de douglas interroge, la rouille Suisse est pour l’instant mise en cause.
Une situation très contrastée pour le typographe de l’épicéa commun, des foyers toujours très virulents en Seine Maritime, alors que beaucoup moins actifs dans l’Orne.
On constate, enfin, une amorce de baisse des populations d’orcheste du hêtre en forêts domaniales de Cerisy et d’Andaines.
Encore une forte activité de la processionnaire du chêne, en particulier dans l’Eure, avec un report des activités de bucheronnage pour cause d’impacts importants sur la santé humaine.
Les dépérissements dus à la Chalarose du frêne ont repris en intensité, en particulier, dans le Pays d’Auge et l’Orne."

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Pour en savoir plus, consulter le site internet de l' INRA